Le Sentier de la peur des frères Halloween

sentier de la peur

Quelque part à Drummondville, deux hommes passionnés préparent un événement unique en son genre: le Sentier de la peur. Ces hommes, que l’on surnomme les frères Halloween, n’ont pas peur d’aller jusqu’au bout de leurs idées et plus loin encore. Qui sont-ils, quel est cet événement et pourquoi est-il si populaire dans la région?

Le premier frère, à qui on doit le surnom, s’appelle Patrick Bellerose. M. Halloween, c’est lui. Tout a commencé il y a trois ans, le jour où il a décidé de décorer sa maison pour l’Halloween et de donner des bonbons. À l’époque, il a confié au journal local de Drummondville : « J’ai toujours couru l’Halloween quand j’étais jeune et j’ai quêté beaucoup de bonbons. Je me suis toujours dit : un jour, je vais le faire. Maintenant, c’est mon tour de donner ».

Bellerose ne fait pas les choses à moitié. Sa maison, que l’on a appelée la Maison de la peur, a reçu 2000 visiteurs et a mobilisé les ressources de la ville. Il y a investi 3000 $.

Avec cet incroyable succès, M. Bellerose a décidé de louer un terrain de camping afin d’agrandir la superficie de son événement, qui s’appelle aujourd’hui le Sentier de la peur. La première année, il a accueilli 700 personnes. La deuxième année, 2000 personnes. Cette année, M. Bellerose espère accueillir jusqu’à 3000 personnes.

L’autre frère s’appelle André Ross. Photographe de profession, il s’est associé avec M. Bellerose pour la troisième édition du Sentier de la peur.

Leur événement est unique. Non seulement le Sentier est à l’extérieur, mais il s’étend aussi sur une grande superficie. Chaque année, les frères mobilisent leurs moyens afin d’offrir un Sentier différent du précédent. M. Bellerose achète des prothèses et des masques de la Californie et du Japon pour un maximum de réalisme, et reçoit des visiteurs de partout au Canada.

Clair/Obscur a eu la chance d’interviewer Patrick Bellerose, cet homme que rien n’arrête.

Comment avez-vous rencontré André Ross, l’autre frère Halloween?

« André a une compagnie de photographie : Charme photographie. Il m’a approché pour faire des photos lors du Sentier de la peur 2. J’ai trouvé l’idée bonne, ça permettait aux visiteurs d’avoir des souvenirs, ils n’avaient qu’à se rendre sur la page Facebook de Charme photographie. Finalement, on s’est rencontrés plusieurs fois, c’est quelqu’un de terre à terre. Au printemps dernier, on s’est entendus pour le Sentier de la peur 3. »

Pouvez-vous nous parler de la genèse du Sentier de la peur?

« Le Sentier de la peur a débuté chez moi avec la Maison de la peur il y a trois ans. On était censés décorer seulement le terrain avant, mais on a fini par enlever tous les meubles de la maison! Ensuite, j’ai fait appel à des amis. Je connaissais une maquilleuse professionnelle qui a accepté de nous aider et on a même demandé à la ville d’éteindre le lampadaire en face de chez moi… Ma femme dit que je suis extrême; quand je commence quelque chose, un moment donné, il faut qu’elle me tape sur l’épaule pour me dire “tu trouves pas que c’est assez?” »

La Maison de la peur était votre premier projet d’Halloween?

« Oui. Ces dernières années, on entend parler de beaucoup d’événements d’Halloween. Cette fête est devenue plus populaire que Noël! Je ne m’attendais quand même pas à recevoir autant de visiteurs, le soir venu je me demandais si j’allais être capable de faire entrer tout le monde. Il y avait tellement de gens qui attendaient à ma porte que j’ai dû appeler un de mes amis pour qu’il vienne s’occuper de la sécurité, pour éviter qu’une voiture frappe quelqu’un. Finalement, les services de pompiers et de police sont arrivés et ils ont bloqué la rue. »

Vous devez être pas mal connu à Drummondville?

« Quand je vais à l’épicerie, les gens me demandent si c’est moi qui organise le Sentier de la peur! Ce sont des gens que je ne connais pas, mais qui ont vu mon travail. Je trouve ça flatteur. »

Le Sentier de la peur 2017 ressemblera à quoi?

« Pour cette année, on a fait pousser un champ de maïs à travers lequel les visiteurs vont passer. D’un terrain vert, on a labouré et fait venir des cultivateurs qui ont semé. Ensuite, on a le Sentier des légendes, où l’on va retrouver cinq scènes de crime, puis, la forêt des clowns, et finalement, c’est le Sentier de la horde des zombies, qui vous feront fuir vers la sortie!

« En plus du Sentier, il va y avoir un DJ, un bar, une cantine mobile et le vendredi on a prévu un feu d’artifice d’une dizaine de minutes. L’événement implique environ 70 personnes.

« Si on regarde les événements d’Halloween au Québec, on voit des champs de maïs, mais il n’y a pas de musique, pas de boucane… J’ai beaucoup observé les autres événements, et ce qui y manque, on le retrouve au Sentier de la peur. Je ne fais pas de compétition avec personne, c’est ma passion. Je veux faire quelque chose d’unique. Mes prix sont très abordables, et ils vont le rester. Je ne veux pas vivre de ça; j’ai envie de faire triper mes visiteurs, qu’ils s’amusent, qu’ils vivent quelque chose d’unique qu’ils n’ont jamais vécu. Le profit que je fais, je le réinvestis l’année suivante pour faire des changements, je ne veux pas montrer la même chose chaque année.’

« Pour moi, le Sentier, c’est une réunion de gens qui viennent s’amuser. »

Qu’est-ce qui a réveillé votre passion pour l’horreur?

« Je vais être honnête, je n’aime pas les films d’horreur, parce que je n’aime pas lorsqu’on me fait sursauter. Moi, j’adore créer des scènes, créer des personnages… Parfois, je m’inspire de scènes de films d’horreur, mais je les adapte à ma façon. Les premières années, j’ai tout fait seul. Cette année, j’avais besoin de quelqu’un pour venir m’aider. »

En fait, vous êtes un artiste!

« Un artiste? (rires) Je ne sais pas, peut-être! Je donne mon maximum pour que les gens soient satisfaits. »

 

Ce qui est sûr, c’est que Patrick Bellerose est un homme plein de ressources!

Cette année, le Sentier de la peur aura lieu au camping Au soleil levant, à Saint-Eugène, près de l’autoroute 20. Les billets sont limités, ne tardez pas à réserver le vôtre au https://lepointdevente.com/billets/dpx170717001

Vous pouvez aussi communiquer avec les organisateurs sur leur page Facebook : https://www.facebook.com/Sentier-de-la-peur-3-1831511033729318/

Chloé Leclerc-Gareau

About Chloé Leclerc-Gareau

Initiée à l’écriture par sa grand-mère au plus jeune âge, elle découvre la littérature d’horreur à travers Edgar Poe et Stephen King. Titulaire d’un diplôme d’études collégiales en création littéraire, traductrice de profession, écrivaine de salon et maniaque de cinéma, elle participe activement au festival Requiem, une convention dédiée au cinéma d’horreur underground qui rassemble des artistes en tout genre.

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