Replace : les périls de la beauté

Kira (Rebecca Forsythe) dépérit peu à peu. Elle remarque d’importants épisodes d’amnésie et sa peau réagit de façon bizarre: sa chair se dessèche à une vitesse impressionnante. Personne n’arrive à trouver d’explication à ce phénomène. Kira fini par tomber sur la docteure Rafaela Crober (Barbara Crampton, You’re Next et We Are Still Here), qui dirige une clinique dermatologique suposément révolutionnaire. Or, après moult tests et analyses, elle s’avoue vaincue. Notre protagoniste, envahie par le désespoir, découvre qu’elle est capable de recoller la peau qui s’est détachée de sa main : serait-il possible de faire la même chose avec la peau de quelqu’un d’autre? Jusqu’où sera-t-elle prête à aller pour obtenir ce qu’elle désire le plus?

Ce film fait grandement penser à The Neon Demon, qui traite aussi du thème de la beauté, mais sous un autre aspect, celui de la beauté et la jeunesse éternelles. Replace a pour thème le péril de la vanité. Il s’agit d’un film d’horreur assez particulier dans lequel le protagoniste est aussi l’antagoniste, même si elle ne le voit pas de cette manière.

Cette oeuvre de Norbert Keil est entièrement composé de magnifique plans de caméra qui mettent l’emphase sur les sentiments, la confusion et l’horreur de la transformation de Kira. Un savant jeu de lumière passant du vert/bleu au rouge reflète également son état d’âme : pas besoin de vous dire ce que signifie le rouge… Il y a une certaine poésie dans la direction artistique qui charme immédiatement le spectateur, en plus de piquer notre curiosité et de donner envie de se plonger d’avantage dans l’histoire. Ajoutons une musique inspirée des années 80 avec une touche de classique à des moments spécifiques, et voilà la cerise sur le sundae. Kira n’hésite pas à découper sa propre peau, ni celle de ses victimes, et tout nous est montré. La voir passer les doigts sous la peau d’un autre donne la chair de poule. Une composition parfaite entre le drame et l’horreur.

Sans oublier la belle complicité entre Kira et sa voisine Sophia (Lucie Aron), une personne aimante et attachante, qui deviendra en quelque sorte une bouée de sauvetage pour notre protagoniste et créera un équilibre entre le bien et la mal. Sophia est le parfait exemple de l’amie qui veut tout faire pour aider. Leur amitié évoluera au point qu’elles finiront par tomber amoureuses l’une de l’autre.

Le souci du détail est au rendez-vous. Des revirement que vous ne verrez pas venir sauront vous faire passer de la joie à la colère. Kira trouvera-t-elle une une solution outre le meurtre ou finira-t-elle en momie désséchée? Une chose est sûre, elle ne s’avouera pas vaincue tant qu’elle n’aura pas retrouver sa peau.

Mélanie Richer

About Mélanie Richer

À l'âge de 4 ans, elle a le coup de foudre pour l'horreur en tout genre. À la fin de son secondaire, elle décide de se lancer dans le programme d'arts et lettres, profil cinéma, mais se retire après un ans et demi. Elle se lance par la suite dans le domaine du maquillage et effets spéciaux mais choisit un autre chemin, celui du monde des jeux vidéo. Diplômée en modélisation 3D, son but est de travailler comme éclairagiste et, un jour, de réaliser son propre jeu d'horreur. Suivez-la ici : https://www.artstation.com/artist/zaliria

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