Projet SK365: I’m a Poor, Lonesome Cowboy…

Bonjour et bienvenue à cette nouvelle édition du Défi SK365! Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis heureux de vous revoir, Fidèles Lecteurs. Vous vous souvenez, lorsque j’ai cru avoir perdu Mélissa? Eh bien, j’étais convaincu de l’avoir vu emprunter une porte discrète menant à l’intérieur d’un bâtiment qui semblait à l’abandon, et je me suis retrouvé en plein milieu d’un immense désert, avec devant moi un homme et un jeune garçon qui s’éloignaient rapidement. J’ai bien tenté de les appeler, mais ils ne m’entendaient pas, même si un moment, j’ai cru que le garçon me disait au revoir, mais je crois plutôt qu’il saluait le relais d’où je venais de sortir. Je vais tenter de les rejoindre, et je vous reviens dès que j’en sais plus sur l’étrange endroit où j’ai atteri…

Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec le cycle de la Tour Sombre, voici un court résumé du premier tome. Roland de Gilead est un pistolero, le dernier de son espèce. Il est à la poursuite de l’Homme en noir, un être qui possèderait la clé permettant d’accéder à la Tour Noire, le nexus de tous les univers connus. Au cours de sa traque, il fera des rencontres qui le marqueront d’une manière totalement inattendue.

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L’édition dans laquelle s’est replongé Pierre-Alexandre

En débutant ma lecture du Pistolero, premier tome de la saga de la Tour Sombre, j’ai eu l’impression d’enfiler de vieilles pantoufles extrêmement confortables. Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, j’ai fait ma thèse de doctorat sur la figure du lecteur et la métafiction dans le cycle de « La Tour Sombre ». Pour ceux qu’une analyse poussée pourrait intéresser, voici le lien vers ma thèse en version numérique : http://www.archipel.uqam.ca/6226/

Je vais passer rapidement sur la première version du roman, publiée en 1982, puisqu’elle est difficile à trouver, et que King en a proposé une version remaniée et augmentée en 2003. Disons simplement que la version de 1982 démontrait clairement que King n’avait aucune idée de la fin de son histoire, et que Roland était un personnage beaucoup plus difficile à aimer, ce qui rendait caduque la fin du tome 7. Mais ne vous inquiétez pas, je ne gâcherai pas votre plaisir de lecture en divulguant le « punch » final!

Le Pistolero est une œuvre difficile à classer. Elle se situe à la frontière entre le roman post-apocalyptique, la fantasy et le western. C’est sans contredit le roman le plus difficile d’approche de l’ensemble du cycle, parce qu’il ne fait que mettre en place les évènements à venir, ce qui rend le rythme plus lent. Pourtant, il contient certaines des meilleures scènes de l’œuvre de King (la destruction de la ville de Tull, l’attaque des Lents Mutants sous la montagne, etc.) Il parvient à créer un univers qui lui est propre, tout en étant étrangement similaire au nôtre. Évidemment, comme je connais la suite de l’histoire, c’était un réel plaisir de débusquer les nombreux indices sur les événements qui ne surviendront parfois que dans le cinquième tome du cycle! Faites l’expérience de la relecture, une fois le tome 7 achevé, vous m’en redonnerez des nouvelles!

Pour le reste, on sent, comme King l’indique dans sa préface, qu’il s’agit là d’un hommage au Seigneur des Anneaux de Tolkien et aux westerns-spaghetti de Sergio Leone, mais le tout avec le talent et la plume du maître de l’horreur, ce qui rend la lecture d’autant plus intéressante. « La Tour Sombre » est probablement l’œuvre la moins connue de King, mais elle est sans contredit la plus importante, puisqu’elle englobe la quasi-totalité de l’univers kingsien, comme vous le constaterez à la lecture des tomes suivants.

En attendant, je dois vous laisser, j’ai croisé un étrange homme tout vêtu de noir qui m’a indiqué un moyen de revenir dans notre monde. J’espère que le passage ne sera pas trop dangereux. Mais bon, je n’ai pas vraiment le choix, surtout si je ne veux pas expérimenter les différentes saisons de cet univers qui n’est pas le mien. Souhaitez-moi bonne chance et on se retrouve de l’autre côté!

Le commentaire de la fan numéro 1

20120918173431!Annie_WilkesLe Pistolero est le premier volet de l’œuvre la plus complexe et la plus imaginative de Stephen King : « La Tour Sombre ». Ce premier tome n’est pas tout à fait un roman, mais bien un recueil de cinq nouvelles. L’ensemble est toutefois cohérent puisque Roland, le dernier des pistoleros, en est le personnage principal. La saga de King est…

Attendez… Je dois vous avouer quelque chose. Je ne l’ai pas lu. En fait, j’ai lu la première nouvelle seulement. J’ai triché. Mais je vous jure que j’ai une excellente raison. Voyez-vous, je suis une fan de Stephen King. À chaque fois que je termine l’un de ses romans, je ressens une pointe de nostalgie. Je sais que plus jamais je ne pourrais relire ce livre pour la première fois. Un jour, Stephen King va disparaître. Il n’y aura plus de nouvelles histoires à découvrir. Alors, depuis des années, je garde la saga de « La Tour Sombre » en réserve. Comme un trésor.

Ce n’est pas sans raison que j’ai choisi cette œuvre plutôt qu’une autre. D’abord, « La Tour Sombre » comporte de nombreux volumes. Ce qui me garantit plusieurs heures de lecture. Mais il y a plus que ces considérations pratiques. Je lis du Stephen King depuis que j’ai 12 ans, et durant mes études, j’ai souvent travaillé sur l’un ou l’autre de ses romans. J’ai également parcouru différents essais sur l’œuvre de King. Il m’est donc arrivé régulièrement d’entendre parler de « La Tour Sombre » et des éléments qui s’y retrouvent: mondes parallèles, univers en ruines, recours au surnaturel et au mysticisme, guerre du Bien contre le Mal. Mais surtout, la présence du célèbre Homme en noir, le personnage qui hante régulièrement les histoires de King. La saga réunit plusieurs genres : horreur, western, quête épique, fantasy apocalyptique, aventure et science-fiction. Comment ne pas être intrigué et fasciné par cette œuvre ambitieuse?

Alors, je la garde.

Le projet SK365 me tient à cœur. Mais pour réussir notre entreprise, il faut soutenir une vitesse de lecture effrénée. Et je ne voulais pas découvrir cette œuvre en vitesse. Je veux la savourer.

Alors je la garde. Comme un trésor.

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Pierre-Alexandre Bonin

About Pierre-Alexandre Bonin

Pierre-Alexandre est tombé dans les littératures de genre au primaire, en lisant Ange ou démon?, l’un des nombreux titres de la collection «Frisson», et depuis, il n’a cessé d’élargir ses horizons. Après une maîtrise en littérature québécoise, il a récemment terminé une thèse de doctorat sur Stephen King et prépare un projet de postdoctorat sur l’histoire des littératures de genre au Québec.

2 Comments

  1. J’envie toute personne qui ne l’a pas encore lu et qui le découvrira avec un oeil (ou trois) neuf… Ces bouquins ont bercés mon adolescence, et marqué au fer rouge mon univers de portes et d’un pistolero effleurant ses crosses en bois de santal du bout des doigts de sa main gauche… Souvenir aussi de l’attente impatiente, à l’époque de la sortie du 4 : Magie et cristal…
    Et une fois cette saga terminée, il ne restera plus qu’à relire un bon paquet des anciens livres de King, pour y redécouvrir la toile tissé depuis des décennies par l’auteur entre la Tour, et certaines villes du Maine…

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