Museum: un récit policier mêlé d’horreur

Museum Keishi Otomo

Le détective Hisashi Sawamura (Shun Oguri) de la police métropolitaine de Tokyo est toujours très impliqué dans son travail, qui lui prend tout son temps libre. Sa femme Haruke, qu’il néglige par son absence, le quitte et prend leur jeune fils avec elle. Hisashi digère très mal cet abandon et se laisse aller peu à peu. Puis, une série de meurtres épouvantables frappe Tokyo. Tout pousse à croire que les victimes sont toutes tuées durant des averses. Elles sont laissées dans des positions bizarres et sont même parfois démembrées. Le tueur est vêtu d’un imperméable et d’un costume de grenouille : pourquoi? Certains indices retrouvés pousse le détective Sawamura à s’impliquer personnellement malgré lui. Sawamura devra se détacher de ses collègues et opérer seul s’il veut avoir la chance d’attraper ce tueur en série avant qu’il ne soit trop tard.

Museum Keishi OtomoIl devient de plus en plus à la mode d’adapter des mangas pour le cinéma. Nous avons eu Attack on Titan, Black Butler, Death Note, Jojo’s Bizarre Adventure, Kenshin, Tokyo Ghoul et bien d’autres, déjà parus ou à paraitre prochainement. Museum est basé sur le manga Museum: The Serial Killer Is Laughing in the Rain (débuté en 2013) de Ryosuke Tomoe. Il s’agit d’une rencontre parfaite entre un thriller policier et un film d’horreur, le tout grâce à l’originalité du modus operandi du tueur. On peut comparer cette oeuvre à Seven de David Fincher. Le réalisateur Keishi Ohtomo change de style complètement : alors que son précédent film, Rurouni Kenshin, également basé sur un manga culte, portait sur un samouraï faisant le vœu de ne plus jamais tuer, celui-ci réussit de façon brillante à attirer un autre type de public. Explications.

Dès les premières minutes du film, nous sommes projetés dans l’univers sombre du personnage principal désespéré par le départ de sa femme, avant d’enchaîner rapidement avec des meurtres aussi sanglants qu’originaux. Museum ne contient aucune longueur; les événements se succède à un rythme rapide, qui captive le spectateur et le fait anticiper les évènements à venir. Vers la moitié du film, les choses prennent une toute autre tournure et deviennent encore plus excitantes alors que notre héros mène sa propre enquête. De plus, les éléments de surprises sont au rendez-vous : lorsque l’on croit deviner ce qui s’en vient, on se retrouve trompé et sans voix.

Les personnages sont bien développés et il est facile de s’y attacher. Junichi Nishino, un jeune inspecteur, devient un peu comme un petit frère pour Sawamura. Quant au tueur, on l’aime autant qu’on le déteste, puisque son imagination tordue titille notre côté sombre. Jusqu’à un certain point, on arrive même à ressentir de l’empathie pour lui.

L’atmosphère reflète la dépression de Sawamura puisqu’il pleut presque tout au long du film. Heureusement, ce ton n’alourdit pas trop le film. Avec l’enquête, le détective ne peut s’abandonner à ses sentiments puisqu’il doit concentrer tous ses efforts pour déchiffrer les indices laissés par le tueur s’il veut l’arrêter au plus vite. Même au moment où les choses deviennent personnelles, il ne se laisse pas abattre, prêt à tout faire pour mettre fin à ce cauchemar. Tous les éléments du récit ont une raison d’être et toutes les questions trouvent réponse.

Voilà donc un très bon thriller policier, fortement suggéré à tous les fans du genre. Vous serez captivés jusqu’à la toute dernière seconde, et les sensations forte sont garanties. Êtes-vous prêt à suivre Sawamura pour une descente en enfer?

Mélanie Richer

About Mélanie Richer

À l'âge de 4 ans, elle a le coup de foudre pour l'horreur en tout genre. À la fin de son secondaire, elle décide de se lancer dans le programme d'arts et lettres, profil cinéma, mais se retire après un ans et demi. Elle se lance par la suite dans le domaine du maquillage et effets spéciaux mais choisit un autre chemin, celui du monde des jeux vidéo. Diplômée en modélisation 3D, son but est de travailler comme éclairagiste et, un jour, de réaliser son propre jeu d'horreur. Suivez-la ici : https://www.artstation.com/artist/zaliria

Leave a comment

Your email address will not be published.


*


close
Facebook IconTwitter Iconfacebook like buttontwitter follow button
%d blogueurs aiment cette page :