Les clichés dans les romans d’horreur

Hellraiser facepalm crédit photo : Tim Bradstreet

Les apprentis auteurs d’épouvante ont bien des techniques à apprendre afin de rendre leur récit efficace. Réussir à faire peur, c’est tout un art! Les possibilités de faire un faux pas sont nombreuses. Voici donc une liste de clichés à éviter absolument!

La fausse frousse

Pour instaurer une atmosphère inquiétante et faire monter la pression, les auteurs de romans d’horreur ont trop souvent recours à la «fausse frousse». Lorsque l’action horrifique semble débuter anormalement tôt dans l’histoire, il s’agit à coup sûr d’une mauvaise blague de la part d’un personnage ou encore un malentendu qui tombe à point!

Tombe chienL’animal de compagnie

Chien ou chat, l’animal de compagnie des personnages principaux meurt quasiment toujours dans les récits d’horreur. La découverte du petit compagnon, massacré sans pitié et souvent disposé en une mise en scène dérangeante, constitue très souvent la première étape d’une série d’événements macabres.

L’isolement forcé

Les amateurs d’horreur et de suspense adorent les huis clos, véritable source d’angoisse. Cependant, la cause de ce genre de situations – le chalet dans les bois, l’auto qui ne démarre pas, le cellulaire sans réseau ou batterie et la sempiternelle tempête de neige- constitue bien souvent des clichés remâchés jusqu’à l’écœurement.

Pas d’oiseaux ni d’herbe

Pour décrire physiquement un lieu maudit ou hanté, plusieurs procédés sont possibles et les auteurs réussissent bien souvent à nous faire ressentir l’ambiance lourde qui y règne. Toutefois, nombre de lecteurs lèvent les yeux au ciel, avec raison, à la rencontre d’un endroit damné à un tel point que les oiseaux, les animaux et les insectes l’ont déserté. Pire encore, même l’herbe refuse d’y pousser!

Panne_de_courant_La panne de courant

Généralement vers la fin de l’histoire, alors que le héros et son ennemi se lancent dans une course-poursuite dont l’issue ne peut être que la mort, les lumières s’éteignent. Pour de multiples raisons (une tempête de neige, tiens!), c’est la panne de courant. Plongés dans le noir, les protagonistes se voient imposer une difficulté supplémentaire dans le but évident de faire monter d’un cran la terreur du lecteur.

Il n’est pas mort!

Voici une règle indestructible : si le décès du «méchant» n’est pas constaté directement par le cadavre (et encore là!), il n’est pas mort. Jamais. Il resurgira, exhibant de graves blessures au moment où, contrairement au lecteur, les personnages ne se doutent de rien. Même scénario si l’ennemi se fait éliminer trop facilement…

nametag-AM

Anne-Marie Bouthillier

About Anne-Marie Bouthillier

Lectrice insatiable passionnée par l’écriture, détentrice d'un baccalauréat par cumul (création littéraire, français écrit et rédaction) et a forgé ses premières armes de rédactrice chez le magazine Québec Érotique et le site Canoë. Fan d’horreur et nourrissant une forte curiosité pour tout ce qui est bizarre, Anne-Marie a publié des nouvelles dans Horrifique, Souffle d’Éden et Clair/Obscur.

Leave a comment

Your email address will not be published.


*


close
Facebook IconTwitter Iconfacebook like buttontwitter follow button
%d blogueurs aiment cette page :