Les clichés dans les romans d’horreur (2e partie)

clichés horror

téléchargement (2)L’ami imaginaire

On le sait, c’est un grand classique, les enfants dans les récits d’horreur voient et comprennent tout bien avant les adultes. Présentés comme des êtres sensitifs, voire médiums, ils sont également bourrés d’imagination, et c’est pourquoi les parents ne les croient jamais. Il serait d’ailleurs possible d’écrire un article complet juste sur les clichés rattachés aux tout-petits dans les films et les romans dédiés à la terreur. Même si leur enfant dessine avec précision leur nouvel ami, parle seul et apprend des choses qu’ils ne sont pas censés savoir, il n’y a rien à faire pour ébranler la rationalité des parents. Les adultes paieront cher leur incrédulité car plus souvent qu’autrement, l’ami imaginaire de leur enfant n’est pas tout à fait imaginaire!

Le diable a le dos large

La possession démoniaque est un des thèmes chouchou de la littérature d’horreur, mais aussi celui auxquels collent le plus de clichés. Par exemple, au moment du dévoilement de l’identité de l’entité qui parasite le corps de la victime, on ne risque pas énorme si on parie que c’est le diable lui-même. Satan a pourtant des légions de démons à son service et le mal ne manque pas de représentants dans la mythologie, alors pourquoi se déplace-t-il toujours en personne?

L’écrivain en panne

Il est beaucoup plus facile de créer des personnages proches de nous, présentant des caractéristiques semblables aux nôtres. Ainsi, les auteurs, et particulièrement ceux qui donnent dans l’épouvante, mettent (trop) souvent en scène des écrivains. Les auteurs coupables de ce cliché figurent parmi les plus grands, comme Stephen King, qui l’a fait plus de 10 fois! Pour doubler ce cliché, ces héros-écrivains sont victimes du syndrome de la page blanche et, dans le but de combattre leur blocage, vont s’isoler dans les bois!

téléchargement (3)L’odeur de la mort

L’odeur d’un cadavre en décomposition, très peu de gens l’ont sentie, mais tous savent à quel point elle est forte, unique, insupportable. Tellement caractéristique, que lorsqu’un personnage entre dans un quelconque lieu et renifle une senteur pestilentielle inhabituelle, le suspense est gâché: on sait déjà qu’il va tomber sur un mort. Et combien de fois avons-nous lu un passage où l’auteur explique que le héros sent une odeur horrible, qui ne lui est pas tout à fait inconnue, avant de se rappeler, une fois le macchabée découvert, qu’il l’avait senti lorsque Fido est décédé l’année d’avant?

Le policier a l’estomac fragile

Pour démontrer à quel point c’est grave, que c’est le pire crime jamais commis, atteignant des sommets de sadisme et que jamais on n’a vu une boucherie aussi immonde, les auteurs ont recours à des procédés qui se répètent sans cesse. Combien de fois a-t-on lu la description de policiers chevronnés et solides, ceux qui en ont vu d’autres et ne sont plus impressionnable, en train de vomir dans un buisson?

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Anne-Marie Bouthillier

About Anne-Marie Bouthillier

Lectrice insatiable passionnée par l’écriture, détentrice d'un baccalauréat par cumul (création littéraire, français écrit et rédaction) et a forgé ses premières armes de rédactrice chez le magazine Québec Érotique et le site Canoë. Fan d’horreur et nourrissant une forte curiosité pour tout ce qui est bizarre, Anne-Marie a publié des nouvelles dans Horrifique, Souffle d’Éden et Clair/Obscur.

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