Evil Within: renouveau du survival d’horreur

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evil within survival horreurÉtant un grand fan du Studio Bethesda, qui est bien connu pour ses jeux très immersifs (Fallout Series, Elders Scrolls Serie) et un amateur de survival horror, l’annonce de Evil Within a immédiatement capté mon attention. Pour renchérir le tout, le concepteur du jeu n’est nul autre que Shinji Mikami, l’homme derrière la série Resident Evil. Mes attentes étaient donc incroyablement hautes et la peur qu’il s’agisse d’un nouvel ajout à la triste liste des jeux prometteurs, mais qui ne livrent pas, atteignait un sommet encore plus élevé. Heureusement, ça ne m’a pris seulement 1 ou 2 heures de jeux pour réaliser que mes craintes n’étaient pas fondées.

Evil Within nous plonge dans un univers sombre qui nous laisse toujours sur le qui-vive quant à  ce qui nous attend. Le jeu ne se base pas sur des jump scare, mais tente de garder une tension continue avec juste assez d’action. On nous dote d’un système d’amélioration d’armes/personnage qui nous encourage à vraiment explorer les lieux et a développer notre personnage selon nos méthodes de jeu. Cette liberté nous permet d’y aller de façon subtile en éliminant nos ennemis discrètement ou de façon plus….explosive! Les décors sont en général simples, mais très efficaces. Les créateurs ont mis l’emphase sur l’élaboration de niveaux riches et sortis tout droit d’un cauchemar plus que sur un aspect réaliste. Ils ont fait un excellent travail d’immersion, au point de faire oublier la simplicité du design.

evil within jeu horreurL’histoire demeure un point fort du jeu. En tant que joueur, nous incarnons le détective Sebastian Castellanos qui, suite à un appel, se rend dans un hôpital psychiatrique où la situation a dégénérée. Un bon nombre de cadavres y sont découverts et une étrange entité nous emmène dans un autre monde. La situation dans laquelle nous sommes plongés est très vague, mais s’éclaircit au fur et à mesure de la progression. Peu à peu, des liens avec notre passé et ceux d’un patient se révèlent et la profondeur de l’histoire prend forme. Un excellent travail a été fait pour capter notre attention avec plusieurs flash-back et d’indices bien placés, ce qui nous pousse à vouloir toujours aller plus loin et découvrir la vérité.

Le charme d’Evil Within se cache vraiment derrière ses racines de survival horror classique. Le jeu véhicule beaucoup d’émotions; il peut parfois nous donner une fausse sensation de contrôle, nous rendre anxieux ou même nous faire sentir volontairement inconfortables. Générateur d’angoisse, le jeu nous pousse à croire que nous sommes dans une safe zone grâce à une musique et une atmosphère calme, mais la situation peut s’envenimer très vite. Nous ne sommes jamais vraiment en sécurité dans cet univers et c’est ce qui fait la force du jeu.

Mon seul bémol concerne la deuxième partie du jeu. La première partie équilibre bien l’horreur, la survie et l’action, mais la deuxième échoue lamentablement. Rien ne tue autant le feeling d’un survival horror qu’un manque de cohérence, par exemple, une créature tirant avec une arme à feu. Le jeu prend alors une tournure différente, les espaces deviennent plus ouverts et le gameplay semble épouser plus celui d’un jeu d’action.

evil within survival horreurEvil Within représente un remarquable travail de maquillage sur un genre qui a mal vieilli. Trop souvent les jeux new gen n’ont pas su délivrer le sentiment de vulnérabilité typique des survival horror comme ces prédécesseurs. C’est donc un vent de fraîcheur que délivre Evil Within qui remplit toutes ses promesses et offre tout ce qu’un survival horror propose de meilleur. Il nous plonge dans une ambiance sombre, crue et qui sait nous garder en haleine. Une histoire intrigante qui laisse place à l’imagination et des puzzles sanglants.

-Maxime Mallette

Chroniqueur jeux vidéo

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