Critique double Fantasia : When Animals Dream et The Mole song- Undercover Agent Reiji

Par Alice B.

When Animals Dream

 
Danemark 2014
Réalisation : Jonas Alexander Amby
Scénario : Rasmus Birch
Interprètes : Sonia Suhl, Lars Mikkelsen, Sonja Richter, Jakob Oftebro
Compagnie: Métropole Films Distribution / Mongrel Media
C’est dans un petit village du Danemark que vit Marie, une jeune fille solitaire et réservée qui passe le plus clair de son temps à prendre soin de sa mère malade. La mystérieuse maladie dont sa mère souffre semble tabou et les gens du village sont mal à l’aise en sa présence.  Marie essaie d’en savoir davantage, mais son père s’obstine à contourner le sujet. Lorsque Marie se trouve un travail dans une usine de transformation du poisson afin de payer sa part du loyer, elle se heurte à l’hostilité de ses collègues, mais y trouve tout de même un ami. Peu à peu, Marie subit des changements : de longs poils blonds apparaissent, des sautes d’humeur, de la colère…En consultant le médecin du village, elle comprend rapidement qu’elle souffre de la même condition génétique que sa mère. Elle entrevoit  ce que lui réserve l’avenir: de longues années clouée dans un fauteuil roulant, sans dire mot. Refusant le traitement du médecin et l’aide de son père,  elle entame seule une lutte contre elle-même afin de préserver son humanité.
 When Animals Dream est un magnifique long métrage du réalisateur danois Jonas Alexander Amby. Il y aborde un classique du cinéma de genre : la lycanthropie. On peut y voir une métaphore de l’adolescence, un drame humain touchant, avec une belle ambiguïté entre la contemplation et la terreur. On retrouve dans ce film la grande sensibilité nordique qui avait su nous charmer en 2008 dans Let the Right One In (film suédois de Thomas Alfredson). Une oeuvre que je recommande à tous ceux qui aiment l’étrange, le beau et l’horreur. 
 
The Mole song – Undercover Agent Reiji (Mogura nu uta)
Japon 2013
Réalisation : Takashi Miike
Scénario : Kankuro Kudo, Noboru Takahashi
Interprètes : Toma Ikuta, Riisa Naka, Takayuki Yamada, Shinichi Tsutsumi, Mitsuru Fukikoshi
Compagnie: Pony Canyon
Dans son plus récent long métrage, le très prolifique réalisateur japonais Takashi Miike nous propose une adaptation du manga culte de Nobory Takahashi. C’est donc dans un univers déjanté, violent, mais tout de même festif que l’on retrouve l’agent Reiji. Suite à son congédiement des forces policières pour flagrante incompétence, il se fait catapulter dans le rôle d’un agent double qui devra infiltrer un puissant clan de Yakuza et passer les menottes au chef de celui-ci. Son insouciance et sa maladresse le mènent à se trouver des alliés puissants et des ennemis cinglés. The Mole Song met en scène des personnages loufoques dont un yakuza qui aime les bonnes blagues et les papillons, un autre qui miaule ses fins de phrases et une chorale de policiers qui faussent.
Ce film s’inscrit plus dans la lignée de Zebraman, film sur lequel Kankuro Kudo avait aussi travaillé, que dans celle d’Audition. Donc si vous êtes fans de Miike pour ses classiques sanglants tels Ichi the killer, ou encore pour ses drames tordus comme Visitor Q, vous serez probablement déçus par The Mole Song. Par contre, si l’humour absurde japonais vous plait, ce film plein de rebondissements est un divertissement qui saura vous charmer.

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