Civilisations disparues : une anthologie qui s’amuse avec le temps

Civilisations disparues anthologie Luciférines

Qui n’a jamais été intrigué, voire passionné, par l’Égypte ancienne? La Grèce antique? Ces deux civilisations disparues, pleines de mystères et de dieux vengeurs, possèdent un potentiel littéraire infini, et c’est ce que les éditions Luciférines ont exploité dans leur anthologie Civilisations disparues.

anthologie Civilisations disparues LuciférinesCe recueil nous transporte à diverses époques à l’aide d’une écriture imagée, pour une lecture facile et rapide. Il commence fort avec sa nouvelle sur l’Égypte ancienne, dans laquelle un héros de guerre se réveille dans une tombe qui n’est pas à la hauteur de ce que furent ses ambitions… S’en suit moult histoires où vous découvrirez entres autres l’univers des Vikings, du vaudou, des Incas, des Byzantins et des habitants de l’île de Pâques.

Ce que j’ai apprécié dans le recueil, c’est l’approche originale de chaque auteur, qui, plutôt que de simplement situer ses personnages dans l’époque choisie, a pour la plupart joué avec le temps; c’est alors que l’imaginaire des civilisations anciennes se mêle avec l’époque moderne, créant ainsi une brèche dans la banalité de la vie des personnages d’aujourd’hui. Les auteurs ont ramené à la vie des légendes et des déités que l’on croyait oubliées et nous, lecteurs, sommes happés dans cette nouvelle réalité, à notre plus grand plaisir. Certains ont réécrit des légendes perdues, comme celle de Mami Wata, déité vaudou terrifiante, sirène sans pitié, que l’on découvre au fil de l’histoire qu’un grand-père raconte à son fils gravement malade…

Chaque nouvelle est suivie d’une courte chronique concernant le thème abordé dans la nouvelle. Toujours intéressantes, ces quelques pages nous intriguent plus qu’elles nous en apprennent et nous poussent à faire des recherches sur les différentes civilisations. En toute franchise, j’aurais aimé en apprendre plus que le peu que l’on nous sert : je m’attendais à un portrait plus complet de la civilisation, malheureusement, on s’est en général contenté d’en brosser un vague profil. Quoi qu’il en soit, ces chroniques viennent éclaircir certains éléments de la nouvelle moins bien explicités et répondent à certains questionnements qu’un lecteur curieux pourrait avoir.

Avis aux amateurs de fantastique! Ce recueil est pour vous. Cependant, ceux qui recherchent plus de frissons n’y trouveront pas leur compte, puisque l’horreur n’y est que suggérée.

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Chloé Leclerc-Gareau

About Chloé Leclerc-Gareau

Initiée à l’écriture par sa grand-mère au plus jeune âge, elle découvre la littérature d’horreur à travers Edgar Poe et Stephen King. Titulaire d’un diplôme d’études collégiales en création littéraire, traductrice de profession, écrivaine de salon et maniaque de cinéma, elle participe activement au festival Requiem, une convention dédiée au cinéma d’horreur underground qui rassemble des artistes en tout genre.

1 Comments

  1. Je ne fais que des poupées vaudouces, Hélène, pas vaudous En plus il était chauve, techniquement cest compliqué

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