12 faits sur le fascinant jeu Ouija

Le jeu de société Ouija, cette planche affublée des 26 lettres de l’alphabet et des 10 chiffres arabes, vendue depuis des années comme un outil de communication avec les morts, enflamme les imaginations et ajoute constamment de l’eau au moulin des légendes urbaines. Parmi toutes ces histoires de fantômes et de possession qui y sont reliées, difficile de démêler le vrai du faux. Voici 12 faits que vous ne saviez probablement pas sur le Ouija :
 
-En 1891, Charles Kennard et Elijah Bond, inspiré par l’engouement américain pour le spiritisme, font breveter une «planche parlante». Selon le dossier du brevet du jeu Ouija, l’officier en chef du bureau des brevets exigea une preuve de l’efficacité de la planche en demandant aux deux hommes d’y épeler son prénom, qu’il gardait secret.
 
-Selon ses inventeurs, le mot «Ouija» aurait été dicté par la planche elle-même, alors que la belle-sœur de Bond, qui se disait médium, demanda tout simplement au jeu comment on devrait l’appeler. Le curseur indiqua également que ce mot signifiait «bonne fortune».
 
-Les premières planches Ouija fabriquées et commercialisées par la Kennard Novelty Company se vendaient dans les boutiques de jouets au prix de 1,50$ 
 
-Après la faillite de la Kennard Novelty Company, en 1892, William Fuld, un ancien employé, reprend l’affaire et affirme que le nom provient de la contraction du mot «oui» en français et en allemand.
 
-Au début du 19e siècle, certains écrivains se servaient du Ouija dans le but de réveiller une nouvelle inspiration ou de se libérer des contraintes littéraires.
 
 En 1916, la médium Pearl Curran fait grandement parler d’elle en publiant des poèmes et romans qu’elle affirme lui être dicté via Ouija par l’esprit d’une femme anglaise du 17e siècle nommée Patience Worth.
 
 
-Dans les années 1960, des psychiatres américains intégrèrent l’utilisation du Ouija dans leurs thérapies afin de faciliter l’expression des pensées profondes et inconscientes du patient.
 
-Selon l’historien Robert Murch, c’est le film l’Exorciste (1973) qui diabolisa en premier la planche Ouija, qui représentait auparavant un objet mystérieux, mais inoffensif.
 
-Aux dires des spirites, si le curseur décrit continuellement la forme d’un 8, désigne les 4 coins de la planche, tente de sortir de l’espace de jeu ou effectue un décompte à l’aide des chiffres, cela signifie que les joueurs sont en présence d’un esprit maléfique.
 
-Plusieurs scientifiques et sceptiques expliquent que les mouvements du curseur sont attribuables à l’effet idéomoteur, c’est-à-dire aux micros-mouvements qui secouent les muscles de façon inconsciente.
 
 La pratique du spiritisme est interdite par le christianisme et dénoncée dans l’Ancien Testament (18 :10-13): « Qu’on ne trouve parmi vous personne qui s’adonne à la magie ou à la divination, qui observe les présages et se livre à la sorcellerie, qui jette des sorts ou interroge les esprits des morts. Le seigneur votre Dieu a en horreur ceux qui agissent ainsi. »
 
Le jeu Ouija est distribué depuis 1967 par l’éditeur de jeu de société Parker (Monopoly). On trouve actuellement des versions qui brillent dans le noir ou entièrement roses, pour les jeunes filles!
Anne-Marie Bouthillier

About Anne-Marie Bouthillier

Lectrice insatiable passionnée par l’écriture, détentrice d'un baccalauréat par cumul (création littéraire, français écrit et rédaction) et a forgé ses premières armes de rédactrice chez le magazine Québec Érotique et le site Canoë. Fan d’horreur et nourrissant une forte curiosité pour tout ce qui est bizarre, Anne-Marie a publié des nouvelles dans Horrifique, Souffle d’Éden et Clair/Obscur.

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