10 destinations terrifiantes de l’Atlas Obscura

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Connaissez-vous Atlas Obscura, ce fascinant site Internet qui documente des destinations voyage hors du commun, des évènements inhabituels et de fascinantes perles d’histoire ? En 2016, ce projet web a pris d’assaut les librairies avec la publication d’un guide, dont les centaines d’illustrations en couleur entraînent le lecteur partout à travers le globe, à la recherche d’attractions toutes plus étranges que les autres. Parmi d’innombrables musées absurdes et tout autant de phénomènes naturels uniques, on y retrouve plusieurs endroits franchement inquiétants. Voici un survol de quelques-uns des lieux les plus horribles repertoriés dans Atlas Obscura: An Explorer’s Guide to the World.


Highgate Cemetery (Londres, Angleterre)

Crédit photo : wikipedia.org

Malgré ses caveaux gothiques et ses sépultures à la mode égyptienne, ce cimetière londonien était tombé dans la désuétude au tournant de la Seconde Guerre mondiale, jusqu’à ce que que la légende de son vampires fasse l’effet d’une bombe dans les années 1960. Parmi une foule d’occultistes enthousiastes, Sean Manchester et David Ferrant se démarquèrent par leur détermination et, surtout, leur compétition, chacun bien décidé à découvrir et assassiner le vampire avant l’autre. Au cours d’une chasse aux vampires organisée le vendredi 13 avril 1973, les policiers durent même intervenir pour contenir les hommes armés de pieux et de crucifix. Toujours vivants, Manchester et Ferrant, tous deux s’affirmant experts en paranormal, continuent de se critiquer ouvertement l’un l’autre aujourd’hui.

The Skull Tower (Nis, Serbie)

Crédit photo : Vanbest / Flickr

En 1809, devant la défaite inévitable de ses hommes face à 36 000 soldats de l’empire ottoman, le commandant Stevan Sinđelić commit un acte désespéré en tirant un coup de feu dans une salle remplie de poudre à canon. L’explosion anéantit son armée entière et quelques soldats ennemis. Fou de rage, le Turc Hurshid Pasha ordonna l’érection d’une tour décorée avec les crânes des rebelles serbes. Des 952 crânes qui s’y trouvaient à l’époque, il n’en reste plus que 58, les familles des défunts en ayant récupéré certains pour leur offrir une sépulture décente.

Museum of Death (Los Angeles, États-Unis)

Crédit photo : Amaury Laporte sur Flickr

En Californie, il y a Disneyland, le walk of fame… et le Museum of Death. Vous y trouverez la plus grande collection d’oeuvres d’art réalisées par des tueurs en série, des vidéos démontrant de véritables autopsies et des photographies de scènes de crime, sans oublier des reproductions d’équipement d’exécution et la tête guillotinée d’Heinri Landru, le Barbe-Bleue de Gambais. Une visite dure environ 45 minutes mais, si vous avez l’estomac solide, vous pouvez y rester aussi longtemps que souhaité.

The Nutshell Studies of Unexplained Death (Baltimore, États-Unis)

Crédit photo : nlm.nih.gov

Au Maryland Medical Examiner’s Office, observez 18 minuscules dioramas mettant en scène de sordides scènes de crime élaborées par l’artiste et médecin légiste Frances Glessner Lee. Des étudiants en médecine légale examinent attentivement chaque reproduction, où rien n’est laissé au hasard, pour déterminer s’il s’agit d’un meurtre, d’un suicide ou d’un accident, et résoudre l’énigme qui est en son coeur.

Eastern State Penitentiary (Philadelphie, États-Unis)

Crédit photo : James Wood

Cette prison était reconnue pour ses conditions misérables, dénoncées par Charles Dickens dans son récit de voyage American Notes for General Circulation. Afin d’isoler les prisonniers au maximum, l’administration les privait de tout contact avec le monde extérieur : ils n’avaient droit à aucune correspondance et pas delecture autre que celle de la Bible. Lorsqu’ils pouvaient sortir à l’extérieur, ils étaient cagoulés, de sorte que tout contact visuel leur était interdit. Abandonnée en 1971, à une époque où les conditions étaient heureusement bien moins inhumaines, le pénitencier a rouvert ses portes en 1994. Il est aujourd’hui possible de visiter ce lieu que beaucoup disent hanté.

Ilha de Queimada Grande (Sao Polo, Brésil)

Crédit photo : Joao Marcos Rosa / Agencia Nitro

Si les bestioles à écailles vous effraient, voici un endroit où on ne vous verra certainement pas. Avec un à cinq serpents vénimeux par mètre carré, cette île est d’ailleurs si dangereuse qu’il est expressément interdit de s’y rendre sans l’autorisation de la marine brésilienne. L’espèce la plus crainte est le bothrops insularis ou jaracara-ilhoa, une vipère exclusive qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, dont la morsure provoque une nécrose musculaire, des hémorragies cérébrales et une défaillance des reins. 

Marché des Féticheurs (Lome, Togo)

Crédit photo : Dominik Schwarz

Des têtes de chien, des fioles remplies de poudres odorantes, des pattes de singe, des carcasses d’oiseau : voici un aperçu des choses que vous pouvez acheter dans ce marché togolais, où les sorciers se démènent pour obtenir votre argent et satisfaire vos moindres désirs. Pour régler vos problèmes, les prêtes vaudou concoctent une poudre qu’ils appliquent ensuite sur votre peau après l’avoir lacérée trois fois. Si les rumeurs sont fondées, certains marchands seraient spécialisés dans le trafic d’organes et d’ossements humains.

Musée Unit 731 (Harbin, Chine)

Crédit photo : wikipedia.org

Le lieu le plus ignoble de notre liste, ce musée préserve la mémoire des innombrables victimes de la Guerre sino-japonaise (1937-1945) et de la Seconde Guerre mondiale à avoir perdu la vie au cours d’expériences médicales inhumaines conduites par l’armée japonaise. Ce pseudo centre de recherche biologique et chimique était en fait un vaste laboratoire où hommes, femmes, enfants et bébés étaient soumis à d’effroyables opérations, généralement sans anesthésie, afin d’étudier le corps humain et les mécanismes de la douleur. En offrant aux États-Unis les données récoltées au cours de leurs expériences, la plupart des scientifiques participant au projet s’en sont sortis sans conséquence, poursuivant même de grandes carrières courronées de succès.

Jardin de Wang Saen Suk (Chon Buri, Thaïlande)

Crédit photo : thebohemianblog.com

Bienvenue en enfer, lit-on à l’entrée de ce temple-monastère. Sans ménager le sang, ce parc thématique illustre les horreurs de l’enfer bouddhiste dans des scènes abominables. Les statues sont soumises à des châtiments précis selon le « péché » commis. Par exemple, une femme ayant subi un avortement est broyée dans un étau, tandis qu’un homme ayant manqué de respect envers la religion se fait arracher la tête. Bref, la destination parfaite pour une sortie en famille!

Actun Tunichil Muknal (San Ignacio, Belize)

Crédit photo : Ron Brinkmann sur Flickr

Vous devrez traverser des kilomètres de jungle, patauger dans une rivière et arpenter de sombres couloirs souterrains avant de déboucher dans cette cave, où vous serez priés de retirer vos chaussures pour éviter de briser des artefacts datant de plusieurs siècles, voire d’un millénaire. Quatorze squelettes reposent ici, y compris ceux de quatre enfants d’un à sept ans, tous des victimes de sacrifices mayas décédées le crâne fracassé. La « star » du caveau est une femme ayant connu une mort violente il y a au moins mille ans, et dont le squelette calcifié lui a valu le titre de « dame aux cristaux ». Veuillez noter que les photos sont interdites depuis 2012, quand un touriste a malencontreusement échappé sa caméra et réduit un crâne en miettes.

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About Elise Henripin

Boulimique de littérature et de cinéma d’horreur, Élise a collaboré à plusieurs blogues et projets consacrés à cet univers, dont Sinistre Magazine et Strange-Movies. Depuis 2014, Élise est également chroniqueuse littéraire à l'émission L'étrange programme, un magazine culturel diffusé sur les ondes de TCF - La télévision communautaire de Montréal. Auteure d’un roman intitulé Soif publié en 2011, elle espère renouveler l’expérience de publication d’ici quelques années.

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